Historique

  • 1962 à 1984

    André Dédé Fortin, dixième d’une famille de onze enfants, naît le 17 novembre 1962 dans une petite ferme de rang près de Saint-Thomas-Dydime, au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Il entre à l’école de Saint-Thomas et complète le cycle primaire et secondaire à Normandin. D’ailleurs, la rue Saint-Cyrille – qui traverse Normandin – lui inspirera plus tard la populaire chanson « La rue principale ». Au début des années 1980, André étudie au Cégep du Vieux Montréal puis s’inscrit à l’Université de Montréal en cinéma. De solides amitiés se nouent à l’université, notamment avec Eric Henry qui, afin « de ne pas perdre la main musicalement parlant » forme, avec son colocataire Fred Roverselli, le groupe Les Sneakers dans lequel Dédé joue de la batterie. Le groupe fait dans le genre rockabilly. Pas évident pour l’époque, car le rock et l’anglais tiennent le haut du pavé. Cependant, pour Dédé, faire une toune, c’est raconter une histoire… en français.

  • 1985 : horizons professionnels

    Fraîchement diplômé, André déniche un boulot comme monteur à la télévision. Il travaille sur diverses émissions telles que « Surprise sur prise », « 100 limite » et le bulletin d’informations de Télé-Métropole.

     

  • 1986

    Louis Léger, l’instigateur du « fameux 2116 » et le premier à s’y installer en 1984. Il rêve en fait que cet édifice soit habité uniquement par des musiciens. Un espace privilégié où la musique résonne à toute heure du jour, un lieu pour « jammer », échanger, travailler, répéter, écrire, créer… un endroit où de joyeux lurons carburent à la musique. Par ailleurs, il rencontrera Dédé à l’occasion d’un party culturel chez un ami commun. C’est également l’époque où Louis fonde le groupe Hollywood Mufflers avec Serge Lotosky. Il se souvient de Dédé, de sa belle énergie, de son potentiel, du « petit quelque chose ». Dès lors, André se retrouve avec Hollywood Mufflers et, du coup, présente son copain Fred Roverselli. Puis lorsque Serge Lotosky, le chanteur, quitte la formation, Cha Cha Da Vinci le remplace, d’où le nouveau nom Cha Cha and the Chain Gang. Certes, la solide présence scénique de Cha Cha fascinera André, mais contribuera surtout à éveiller la sienne, amenant Dédé à peaufiner cette présence, élément crucial dans son métier.

     

  • 1989 : sur le plateau

    André habite la rue Mont-Royal avec Pierre Lanthier et l’appart situé sous leur logement abrite un petit garçon que la vie maltraite. De là naîtra « Dédé » : malgré le rythme festif de cette pièce, les paroles sont inspirées d’une réalité qui l’est beaucoup moins. S’il intensifie l’écriture et la création musicale, André demeure tout de même près du domaine cinématographique et œuvre non seulement derrière la caméra, mais aussi devant! Il participe notamment au clip « Libérer le trésor » de Michel Rivard.

  • 1990 : une force de travail infatigable

    André emménage au troisième étage du célèbre « 2116 ». Il fonde alors Les Colocs avec Louis. Jimmy Bourgoing et Marc Déry se joignent au groupe par l’intermédiaire du guitariste Yves Desrosiers, tandis que Pat se joint à la gang par l’entremise de Louis. Le tout premier spectacle des Colocs a lieu au Tallulah Darling en octobre 1990. La formation comprend Dédé, Louis Léger, Marc Déry, Jimmy Bourgoing et Patrick Esposito di Napoli et Guy Lapointe. Il s’agira aussi du seul et unique spectacle auquel participera Marc Déry : il partira peu après pour fonder Zébulon. Le journal VOIR sera un outil précieux : ainsi, une petite annonce dans ce dernier établira la connexion entre les Colocs et Serge Robert, un bassiste aux influences rock et un fan du groupe Kiss. Aussi, Louis Léger, optant pour d’autres avenues, libérera la place pour un copain de Pat, Mike Sawatzky. La formation qui secouera et marquera la génération X est maintenant en place!

     

    Extrêmement perfectionniste, certains diront têtu, d’autres, persévérant, André travaille sans relâche : affiches, promo, « booking » de spectacles dans les bars, relance, pratique, musique, écriture… Réussir n’est pas qu’une affaire de chance! D’abord, Les Colocs se font remarquer lors d’une prestation dynamique au Festival international de rock de Montréal (FIRM) en juin 1991. De fil en aiguille, le travail acharné porte ses fruits et le groupe monte sur plusieurs scènes : Café Campus, Le Clandestin, Les Bobards, Les Foufounes électriques et, bien sûr, Le Quai des Brumes, « leur » place, celle où ils se sentent à la maison. C’est d’ailleurs au Quai des Brumes qu’André fera la rencontre de Richard Desjardins, un artiste qu’il estime énormément et dont le travail l’impressionne, un gars qui, probablement sans le savoir, décuplera son énergie par une parole d’encouragement, une petite tape sur l’épaule!

     

  • 1991-1992 : la visibilité s’accentue

    André participe au Festival international de la chanson de Granby en 1991 où il atteint la demi-finale. En outre, Les Colocs assurent la première partie d’un spectacle présenté au Festival d’été de Québec en 1992. Mission accomplie : la foule est réchauffée! Poursuivant sur leur lancée, Les Colocs s’inscrivent au concours de l’Empire des futures stars de 1992. Dès le départ, ils sont favoris pour remporter la palme. Une erreur de parcours entraînera cependant leur disqualification : celle d’avoir omis de signer un contrat avant leur prestation. À ce sujet, Le Devoir du 5 mai 1992 rapporte le commentaire de Dédé : « Je n’avais pas de stylo sous la main, sinon j’aurais signé le contrat tout de suite. » Disqualifiés, oui, mais certainement pas recalés! Les Colocs signent une entente avec BMG le 20 mai 1992.

  • 1993 : le premier album

    L’album homonyme verra le jour en 1993, doublé du clip « Julie », tous deux marquant fortement l’histoire de la musique québécoise. Les Colocs remporteront tous les honneurs à leur premier gala de l’ADISQ, soit quatre Félix dont celui de « Révélation de l’année » et celui de « Groupe de l’année ». Cette même année, Dédé rencontre Sophie Lajoie, membre de la Famille Botte, une troupe de danse inspirée par le gumboot sud-africain. La Famille Botte ainsi que Mara Tremblay participeront au vidéoclip « Passe-moé la puck » et feront quelques apparitions lors de différents spectacles du groupe. Sophie incarne aussi Julie dans le clip du même nom. Si ce premier disque met en évidence les talents d’auteur-compositeur-interprète de Dédé Fortin, il permet aussi de découvrir ses aptitudes en cinéma et son imagination débordante, comme en font foi les clips des chansons « Julie » (lauréat du Félix « Meilleur clip de l’année »), « La rue principale » et « Passe-moé la puck ».

     

    Malgré les succès retentissants, une ombre subsiste au tableau : la maladie de Pat progresse et l’emporte le 13 novembre 1994. De toute évidence, son décès bouleverse toute la bande.

  • 1995-1997 : de nouveaux Colocs et invités

    « Atrocetomique », le deuxième album, est enregistré « live » lors du spectacle intitulé « Terminus » présenté au Spectrum de Montréal les 19 et 20 mai 1995. Comme son nom l’indique, il marque la fin d’une époque : celle de Pat. Plus corrosif et plus éclaté, ce disque est marqué par la participation de deux nouveaux musiciens : Benoît Piché et Benoît Gagné. Le lancement d’« Atrocetomique » coïncide avec le référendum du 30 octobre 1995, et l’on y transmet en direct les résultats électoraux sur grand écran. Pour l’occasion, près de 2 000 partisans de la souveraineté se sont entassés au Medley. Dédé, très souverainiste, aura une soirée mitigée : joie du lancement, déception de la défaite du OUI. Fin décembre 1995, Serge Robert quitte le groupe pour se consacrer à des projets personnels, dont celui de Mononc’ Serge. Il est remplacé par André Vanderbiest, bassiste belge issu du groupe Les Frères Brozeur. Le groupe poursuit des démarches et tourne, en février 1996, le vidéoclip de la chanson « Bon Yeu ». Texte engagé qu’André choisit d’illustrer avec du « vrai monde », de gens sans travail et de démunis agissant à titre de figurants.

  • 1998 : l’émergence d’un style différent

    Une période charnière à plusieurs points de vue. L’album « Dehors novembre » marque un tournant dans le style du groupe. D’abord, à la suite de divergences d’opinions, Jimmy Bourgoing quitte le groupe. Puis, le processus de création sera différent : André loue une petite maison à la campagne pour s’y reposer, d’une part, mais aussi pour s’investir entièrement dans l’écriture. Il puisera davantage dans ses émotions pour composer les pièces, modifiant ainsi l’étiquette de groupe de party attribuée à la formation musicale. Il croyait, à tort, que le public apprécierait moins le genre. Contre toute attente, « Dehors novembre » figure comme l’un des disques marquants de la dernière décennie et il se vend à plus de 200 000 exemplaires au Québec. De plus, il récolte une nomination en 1999 à l’ADISQ dans la catégorie « Album / Meilleur vendeur ».

     

    Les Colocs profitent de leur rentrée montréalaise au Corona pour présenter leurs nouveaux colocataires : André Vanderbiest à la basse, Michel Dufour et Justin Allard à la batterie, les frères El Hadji Fall et Pape Abdou Karim Diouf aux chœurs et percussions, Charles Imbeau à la trompette ainsi que Jean-Denis Levasseur au saxophone et à la clarinette.

  • 1999 : encore des honneurs!

    Un an plus tard, Les Colocs raflent le Félix « Groupe de l’année ». De toute évidence, les honneurs ne tarissent pas la conscience sociale de la formation qui appuie plusieurs groupes sociaux : Dédé exprime d’ailleurs sa volonté de soutenir Richard Desjardins dans son projet pour sauvegarder la forêt boréale.

  • 2000 : l’année des voyages

    Dédé et ses Colocs célèbrent le passage à l’an 2000 sur la scène du Lion d’Or, rue Ontario. Puis, toujours en quête, Dédé s’offre un voyage au Brésil en compagnie de Jean Arsenault de la Famille Botte. Là-bas, il découvre de nouveaux rythmes et il revient la tête pleine d’idées, dont celle de monter un spectacle avec des dizaines de percussionnistes pour le Festival d’été de Québec.

     

    Le 10 mai 2000, André Dédé Fortin est retrouvé sans vie dans son appartement de la rue Rachel, sur le Plateau Mont-Royal. Des amis inquiets, demeurés sans nouvelles depuis quelques jours, se pointent chez lui et font la triste découverte. Les funérailles de Dédé Fortin sont célébrées le 15 mai 2000 en l’église Notre-Dame du Perpétuel Secours à Sorel, devant amis, parents et admirateurs.

  • 2006 : La Fondation Dédé Fortin

    Création de La Fondation Dédé Fortin, un organisme à but non lucratif qui recueille des fonds au moyen d'activités de collecte inspirées de la vie et de l'oeuvre de Dédé Fortin et qui les distribue à des organismes agissant en prévention du suicide et en santé mentale.

     

    Site de la fondation

Membres

  • Justin Allard

    Ce musicien prendra la relève de
    Jimmy Bourgoing à la batterie en 1998. Justin Allard accompagne différents artistes à la batterie dont Stefie Shock
    et Zachary Richard.

     

  • Guy Bélanger

    Harmoniciste de blues traditionnel depuis 1974, méconnu du grand public, Guy Bélanger côtoie néanmoins les grands noms du blues. Il contribue à l’album « Atrocetomique » lancé en 1995.

  • Michel Dufour

    Il se joint à la bande et joue de la batterie sur l'album « Dehors novembre » paru en 1998. Michel est également percussionniste.

     

  • Les frères Diouf

    Une rencontre inopinée et magique que celle de Dédé et des frères El Hadji Fall Diouf et Pape Abdou Karim Diouf. Les deux frères sénégalais, de passage à Montréal pour enregistrer, rencontrent Dédé en studio. Ce dernier, toujours curieux, placote métier et s’enquiert de la correspondance en wolof (langue nigéro-congolaise parlée au Sénégal et en Gambie) de certaines paroles d’une pièce. La chimie est là, la synchronicité : parfaite! Voilà comment naît la collaboration entre les frères Diouf, choristes et percussionnistes chevronnés, et Les Colocs.

  • Benoît Gagné

    Ce musicien se passionne pour les percussions en général et le trombone en particulier. Il collabore avec le groupe
    Les Colocs pendant une courte période, principalement lors de la préparation de l'album « Atrocetomique » en 1995.

  • Charles Imbeau

    Membre du populaire Ville Émard Blues Band, la réputation de Charles Imbeau le précède. Il participe à la dernière tournée des Colocs à titre de trompettiste.

     

     

  • Jean-Denis Levasseur

    Il participe à l’album « Dehors novembre » paru en 1998. Ses instruments de prédilection : la clarinette, la clarinette basse ainsi que le saxophone. Il collabore avec plusieurs artistes et groupes du Québec.

     

  • Benoît Piché

    Un autre fervent de cuivres! Trompettiste chevronné, Benoît Piché joint les rangs de la formation en 1995
    et participe à l’album intitulé « Atrocetomique ».

     

  • Mara Tremblay

    Musicienne de talent, Mara Tremblay se joint à la formation à titre de violoniste sur l’album « Les Colocs ». Elle participe également au clip « Passe-moé la puck ».

     

  • Rick Weston

    Harmoniciste lors de la dernière tournée du groupe, il reprend à sa façon « Pis si ô moins » lors du spectacle offert au Festival d’été de Québec. Cette version se retrouvera sur « Suite 2116 ». Il a également joué avec les Tremblay, Harrison, Zeller et Leboeuf.

     

Discographie et DvD

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